Malika Gay

Biographe en Vendée

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Faut-il tout raconter dans une biographie ?

Quand une personne décide d’écrire sa biographie — seule ou avec l’aide d’un biographe — une question revient presque toujours :

Faut-il tout raconter ?

 

Tout dire, sans rien cacher, pour être honnête ?

Ou au contraire garder certaines choses pour soi ?

 

En réalité, écrire sa vie ne signifie pas tout dévoiler. Une biographie n’est pas un dossier complet sur une existence. C’est avant tout un récit choisi, qui donne du sens à un parcours.

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Dire la vérité ne veut pas dire tout dire

Beaucoup pensent qu’une biographie doit être totalement transparente. Pourtant, une vie est faite de milliers de souvenirs, de détails, d’émotions. Il est tout simplement impossible de tout raconter.

 

Et surtout, tout n’a pas la même importance.

Un souvenir peut être vrai sans être utile au récit. Un autre, plus délicat, peut être essentiel — même s’il est raconté avec pudeur.

 

La sincérité ne se mesure pas à la quantité d’informations, mais à la justesse de ce qui est raconté.

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Biographie et confession : deux choses différentes

Une biographie n’est pas une confession.

Elle n’a pas pour but de tout avouer ou de régler des comptes avec le passé.

 

Son objectif est plutôt de comprendre un chemin de vie, de mettre en lumière des choix, des épreuves, des rencontres, des moments clés. Certains événements intimes n’ont pas besoin d’être racontés pour que le récit soit vrai et fort.

 

Se taire sur certains points n’est pas mentir. C’est parfois une manière de se respecter — et de respecter les autres.

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À quoi sert ce que l’on raconte ?

La vraie question n’est donc pas faut-il tout raconter ? mais plutôt :

Pourquoi raconter cet épisode ?

 

Apporte-t-il quelque chose à l’histoire ? Aide-t-il à comprendre qui est la personne aujourd’hui ? Éclaire-t-il un tournant important de sa vie ?

 

Une biographie n’est pas une suite de faits, mais une histoire construite, avec des choix, des priorités, des silences aussi.

 

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Le droit de choisir ce que l’on transmet

Écrire sa biographie, c’est exercer un droit précieux : celui de choisir ce que l’on souhaite transmettre.

 

Chacun a le droit de garder certaines choses pour soi.

Certaines histoires sont trop intimes.

D’autres concernent des proches qui n’ont pas demandé à être exposés.

 

Le biographe accompagne ces choix. Il ne force jamais la parole. Son rôle est d’aider à trouver les mots justes, pas d’imposer des révélations.

 

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Encadré pratique : Comment savoir ce que je veux raconter dans ma biographie ?

Avant de commencer, il peut être utile de se poser quelques questions simples :

 

Qu’ai-je envie de transmettre à travers mon histoire ?

 

À qui s’adresse cette biographie : mes proches, mes enfants, le grand public ?

 

Quels moments de ma vie m’ont construit ou transformé ?

 

Qu’est-ce que je me sens prêt(e) à raconter aujourd’hui ?

 

Quels sujets ai-je besoin de garder pour moi ?

 

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses.

Une biographie se construit pas à pas, dans le respect de son rythme, de ses limites et de son intention. Le rôle du biographe est justement d’aider à faire ces choix, avec bienveillance et discernement.

 

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Le cadre déontologique du biographe professionnel

Le biographe professionnel travaille dans un cadre clair et éthique. Tout ce qui est confié lors des entretiens reste confidentiel. Rien n’est écrit ou publié sans l’accord de la personne concernée.

Le biographe respecte les limites, protège les tiers et veille à ne jamais trahir la parole donnée. Il ne cherche pas le sensationnel, mais la fidélité au vécu et à l’intention du biographié. Cette relation de confiance est essentielle pour construire un récit sincère et apaisé.

 

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Dire l’essentiel plutôt que tout

Les biographies les plus touchantes ne sont pas celles qui disent tout, mais celles qui disent l’essentiel.

Elles laissent parfois des zones de silence, des non-dits, des ellipses. Et ces silences font partie de l’histoire.

 

Ce qui touche le lecteur, ce n’est pas de tout savoir, mais de sentir une parole vraie, assumée, humaine.

En conclusion

Non, il n’est pas nécessaire de tout raconter dans une biographie.

L’important est de raconter ce qui fait sens, avec honnêteté et respect.

 

Une biographie réussie n’est pas un inventaire de souvenirs.

C’est un récit choisi, fidèle à une personne, à son parcours et à ce qu’elle souhaite transmettre.

 

Et c’est précisément là que le travail du biographe prend toute sa valeur.